Et si on faisait plus de place aux jeunes en politique? 

Par Béatrice Allard, fondatrice de 25%.

Axées sur le partage des connaissances, les braindates permettent de discuter d’un sujet et d’en apprendre les uns sur les autres. Chaque année, Braindate met en relation des milliers de participants qui souhaitant échanger sur un sujet précis, en tête-à-tête ou en petits groupes. Zoom sur la braindate de groupe de Paul Firobond, un membre de l’escouade Meet the Future de la Factry sous le thème « Comment les partis politiques peuvent être innovateurs ? ».

Qui ?

Abdelkrim Saifi, PDG, Cœurs et artères France et ancien journaliste politique.
Marc-André Beaulieu, Spécialiste des solutions, Klik.
Marie-France Veilleux, vice-présidente coopération et gouvernance, Agropur.
Paul Firobond, ambassadeur de l’escouade Meet the Future.
Thomas Dufresne-Morin, en charge du contenu vidéo de 25%.
William Des Marais, ancien Meet the Future, cofondateur de 25%.

Les jeunes et la politique

Marie-Claude accueille Paul, William et Thomas par un grand sourire : « Wow, c’est vraiment encourageant de voir des jeunes s’intéresser à l’avenir de la politique ! »  Selon William, les jeunes s’intéressent à la politique plus qu’on pense, mais « ils s’intéressent plus à des causes qu’aux partis politiques ».

Politique et le changement

Paul enchaine. Selon lui, les structures politiques sont dépassées et on doit rapidement passer à des modèles plus modernes et proportionnels. Il explique, avec beaucoup d’engouement, les rouages de base du système français. Abdelkrim, qui est également français, renchérit : le changement politique se bloque souvent au fonctionnariat. « Les gens réfutent le changement qu’ils demandent », dit-il. Une chose est certaine, autour de la table, la soif de changement est palpable. Pour Marie-Claude, le changement doit se « concrétiser dans la vie des gens », par la possibilité de s’impliquer dans les systèmes démocratiques par des petites actions quotidiennes, comme voter des enjeux plus précis que les élections. Marc-André, néophyte politique assumé, acquiesce : « Je me sentirais plus interpellé et responsabilisé si je pouvais m’impliquer quotidiennement ». Paul, Thomas et William abondent. Ces derniers sont des jeunes très impliqués pour la cause environnementale, et aimeraient beaucoup pouvoir participer aux décisions relatives à cet enjeu.

Et si on faisait plus de place aux jeunes? 

Abdelkrim se porte à la défense de la jeunesse, dont la mobilisation n’est pas assez entendue : « Je comprends votre fougue. Je suis choqué de comment on traite les jeunes. Il faut vous faire confiance. » Et les jeunes de conclure : « Il faut être à l’écoute. Il n’y aura pas d’innovation sans écoute. »

Crédit photo de couverture: Myriam Baril-Tessier